06 septembre 2009
Le péril morveux
Ce n'est pas de très bon goût, je vous l'accorde.
J'ai dessiné ce schéma expéditif en écoutant la radio
ce matin. Je ne peux m'empêcher de penser qu'il y a en
ce moment trop de gens qui nous veulent du bien, une
effrayante conjonction de maux dont il faut nous guérir,
même à l'insu de notre plein grès :
grippe A, crise économique, insécurité galopante, et
bien sûr apocalypse écologique annoncée.
Lorsque j'ai le mauvais réflexe de laisser couler l'eau
du robinet en me lavant les chicots, je regarde involontairement
dans le miroir, m'attendant à y trouver Yann Arthus Bertrand
et sa caméra, avec le même sentiment de culpabilité qu'ont
les petits enfants catholiques qui se touchent le kiki sous les draps
sous l'oeil réprobateur du petit Jésus sur sa croix, au dessus de leurs
lits.
les français ne sont pas raisonnables; à quand une police sanitaro-écologique
pour les mettre dans le droit chemin ?
-"Lui, je vous jure monsieur l'agent, je l'ai vu éternuer sans son masque !"
-"Et l'autre, là-bas, c'est mon voisin du dessus, il prend des bains, monsieur
l'agent ! Oui, je sais, c'est incroyable, il n'a pas obéi à la directive 27B-6, il
a encore une baignoire!"
Comme disait l'autre, avec un peu de chance, tout ça finira mal...
31 mars 2009
de qui con parle ?
"Il n'avait rien à nous dire,
il nous l'a dit avec beaucoup de mots !"
un ouvrier d'Arcelor Mitall
à propos de notre président
10 janvier 2009
à bien y réfléchir...
MIEUX
VAUT
UN MAUVAIS POETE
QU'UN
BON DICTATEUR
24 septembre 2008
Interlude
Tandis que nos voisins d'outre-reins se pintent à la bibine Munichoise,
nous autres de par chez nous, on s'fête aux péteurs.
Tirée d'une improbable histoire de famine locale vaincue à coup de fayots,
" La Fête du Haricot" commémore au mois d'août
ses glorieux ancêtres aux estomacs bien accrochés.
Cette année, on a eu le droit à un sosie de Claude François,
et des claudettes au déguisement oscillant entre
"Batlestar Galactica" et "Cruella chez les nudistes".*
J'ai pas le talent pour vous les restituer, mais si on demande tous en coeur à
nos reporter de pouffiard-land et du Dernier Neurone, on aura peut-être leurs
points de vue (images du monde)...
*Mise à jour du 02 10 08 :
notre correspondante bruxeloise nous envoie des preuves
en image :
29 juillet 2008
La lettre à Fred
Madame Vargas, Fred.
Je suis en train de lire votre dernier opus, et je suis très fâché contre vous.
Vous n'écoutez pas ce que dit notre président ou quoi ? Vous vivez sur une autre planète? vous êtes sourdes
aux appels volontaristes et libéraux de notre gouvernement ? "Travaillez PLUS"*, c'est écrit en lettres d'or au fronton de notre nouvelle constitution !
Je ne vous reproche pas votre rythme de parution, l'écriture est chose difficile, ça prend du temps et en plus comme vous ne m'avez pas l'air du genre enervé, bon, c'est votre problème après tout. Oui mais moi, madame, Fred, je travaille, madame. Le matin, le réveil sonne, et je me dois de sortir du lit douillet et d'affronter une nouvelle journée de labeur. Chacun son problème, je sais, je viens de vous le dire. Oui mais mon souci, c'est que le soir, après le trimard, je lis votre livre pour me changer les esprits. Et chaque soir, je me dis, "hop, Drawdraw, attention mon gars, ce soir, extinction des feux rapide, sinon demain, il va encore te falloir une boîte d'allumettes entière pour te soutenir les paupières". Et c'est là que votre antiproductivisme terroriste rentre en jeu. Madame, vous écrivez des chapitres beaucoup trop courts, de sorte qu'il est tout à fait impossible de poser ce satané bouquin ! Allez encore un avant d'éteindre, c'est jamais que trois pages de plus... Résultat, lorsque la lumière s'étteind enfin, le jour se lève et c'est reparti pour une journée dans le brouillard.
Heureusement, à ce rythme là, votre littérature est vite digérée, et ça ne dure que quelques nuits, mais quand même, c'est quelques nuits de trop. Je lance donc ici un appel solennel à tous ceux et toutes celles qui partage mon calvaire de par votre faute: amis, amies, signons une pétition nationale pour que Fred Vargas écrive des chapitres beaucoup plus longs , un, voire deux par roman me semble une bonne moyenne.
Madame, je ne vous salue pas, c'est trop crevant.
* le "pour gagner plus" en fait, ben c'était pour de rire, hihi, sacré Nico...
"Un lieu incertain", Ed. Viviane Hamy, 385 p. 18 euros
23 avril 2008
joyeux anniversaire, hé pôvre c...
13 avril 2008
Tibête ou quoi ?
comme quoi, hein, j'avais un peu raison hier, alors voilà donc un élément de réponse* qui me parait pour le coup, assez bien foutu :
Les 7 erreurs...
1. Avez-vous déjà vu une « photo -
satellite » prise avec un tel angle de vue ?
2. On nous dit que les soldats
se déguisent en moines pour jouer les agents provocateurs. Sont-ils assez
stupides pour mener une telle opération secrète en pleine rue ?
3. On nous
dit que la photo est récente, juste avant les événements. Qu'est-ce qui le
prouve ?
4. J'ai interrogé un ami connaissant le Tibet. Il dit que cette
photo ne peut avoir été prise ce 14 mars, sous un soleil printanier, car le
printemps n'est arrivé que le 21 mars** cette année au Tibet.
5. Il me dit
aussi que les toits des vélo - taxis de Lhassa ont changé de couleur à partir de
2005.
6. Il dit également que ces uniformes des policiers ne sont plus
utilisés depuis longtemps.
7. Il fallait donc mener une petite enquête qui
nous a fait découvrir une toute autre version...
Mais alors d'où vient-elle
?
En réalité,
la photo date de 2003. Lors du tournage d'un film, les moines ont refusé de
jouer les figurants. Ce sont donc des soldats qui en ont été chargés, et ils
reçoivent ici leurs uniformes de figurants. Pratique courante là-bas,
semble-t-il. En tout cas, rien à voir avec les récentes images TV montrant des
moines exercer des violences et détruire des magasins à Lhassa.
Bon, ça
semblait tellement gros qu'il fallait quand même vérifier. Eh bien, en fait,
vous pouvez trouver confirmation sur... le site pro-indépendantiste qui diffuse
la photo 'accusatrice' :
http://buddhism.kalachakranet.org/chinese-orchestrating-riots-tibet.htm
La photo y est sous-titrée : This is not an uncommon
'tactical move' from the Chinese government, as could be seen on the back-cover
of the 2003 annual TCHRD Report
This photo was apparently made when monks
refused to play as actors in a movie, so soldiers were ordered to put on robes.
(Ceci n'est pas un 'mouvement tactique' inhabituel de la part du gouvernement
chinois, comme on peut le voir sur la couverture arrière du rapport 2003 du
Tibetan Centre for Human Rights and Democracy. Cette photo semble avoir été
prise lorsque des moines ont refusé de jouer dans un film, de sorte que des
soldats ont reçu instruction de porter ces robes.)
Interrogé sur cette
manipulation, le webmaster du site a répondu qu'il a quand même associé la photo
au texte accusant les Chinois « afin de montrer le genre de leurres que les
Chinois ont utilisé dans les émeutes récentes ». Chacun appréciera cette
déontologie journalistique.
Ensuite, toutes sortes de groupements ont
purement et simplement supprimé ce commentaire pour faire croire que la photo
était récente et qu'il s'agissait d'une conspiration de l'armée chinoise.
Depuis, la photo fait le tour du monde...
C'est donc le moment de rappeler
qu'on peut mentir avec des images. Sans parler des techniques graphiques
actuelles, de grands cinéastes comme Chris Marker ont brillamment démontré
comment un commentaire peut faire dire n'importe quoi à une image et sembler
crédible. En fait, l'image elle-même ne nous dit pas :
1. Quand et où elle a
été prise.
2. Ce qu'elle montre vraiment.
3. Ce qu'elle cache (à côté,
avant, après...)
Tous, nous nous sommes déjà fait piéger par de telles
images dans le passé. Certes, chacun se fera son opinion sur la question du
Tibet en essayant de vérifier les deux versions, en étudiant les intérêts en jeu
des deux côtés, notamment de George Bush que le Dalaï Lama admire tant. Mais en
tout cas nous avons droit à une info non manipulée. Nous suggérons aux personnes
qui ont diffusé cette image de diffuser aussi le rectificatif. Merci pour votre
attention.
MICHEL COLLON***
*Merci Philippe pour l'info (et le faire-part :))
** Ben oui, heu, chez nous aussi, non ?
* * *pour savoir qui est Michel Collon, vous faites comme moi, vous tapez son nom chez Google
12 avril 2008
quoi penser...
La politique, les conflits internationaux et le Tibet libre, d'habitude, ça ne fait pas un sujet de discussion sur ce blog. Mais la photo suivante pose un autre problème, celui du pouvoir des images, de leur réalité et/ou de leur manipulation. Il ne s'agit pas ici de prendre position entre une théocratie tibétaine (pour laquelle je n'ai aucune affinité particulière) et un régime chinois maniant la langue de bois presque aussi bien que l'ancien conseiller en communication de Saddam Hussein, mais simplement de se demander si cette image est réellement, comme l'indique son émetteur, une photo satellite que le pouvoir (Chinois) en place tente de camoufler, ou si les pro-Tibet sont des pros de Photoshop...
Et toi, public chéri-mon amour, quoi que t'en penses ?
ce que nous voyons ce serait des soldats chinois s'apprêtant à revêtir
des robes de moines tibétains, avant d'aller semer la pagaille
dans les rues tibétaines.
Reviens, Tintin, Tchang est devenu fou !















